Jour 26 – Retour à Istanbul
Ce matin, je me réveille même avant que le réveil ne sonne.
Je décide d'aller prendre une douche avant notre départ… mais, une nouvelle fois, l'eau est froide.
Après quatre jours passés dans cet hôtel, le bilan est mitigé : nous avons eu deux jours avec de l'eau chaude (ou plutôt tiède) et deux jours avec de l'eau froide. Franchement, c'est l'hôtel qui nous aura le moins convaincus de tout notre voyage.
Avec mon bras encore un peu endolori, je n'ai pas le courage de faire des contorsions sous une douche glacée. Je renonce donc à la douche et me dis qu'elle attendra notre arrivée à Istanbul.
Je descends ensuite prendre le petit-déjeuner seule.
Comme souvent, Evan préfère rester dormir. Il faut dire que le buffet ne lui plaît pas vraiment. De mon côté, j'arrive toujours à trouver quelques morceaux de pain, un peu de fromage et un café pour bien commencer la journée.
Nous remontons ensuite préparer nos valises.
J'avais un peu peur que mon bras me gêne, mais finalement je réussis à faire ma valise sans difficulté. En revanche, je laisse à Evan le soin de la fermer et surtout de transporter les bagages. L'hôtel comporte plusieurs grands escaliers entre les chambres et la réception, et je préfère éviter tout effort inutile.
Nous pensions quitter l'hôtel vers 11 heures, mais à 10 h 30, tout est déjà prêt.
Nous commandons donc un taxi avec Uber.
Après quelques jours où l'application ne fonctionnait plus dans certaines régions, elle est de nouveau parfaitement opérationnelle autour de Bodrum.
Notre hôtel étant situé à mi-chemin entre Bodrum et l'aéroport, le trajet dure une petite demi-heure.
À l'aéroport, tout se déroule très rapidement.
Enregistrement des bagages, contrôle de sécurité… comme il s'agit d'un vol intérieur, il n'y a évidemment aucun contrôle de frontière.
Nous arrivons largement en avance à notre porte d'embarquement.
Petit détail qui pourra peut-être servir à certains voyageurs : pour tous nos vols intérieurs en Turquie, je n'ai jamais payé le choix des sièges. Je fais simplement l'enregistrement dès son ouverture et, à chaque fois, la compagnie nous a attribué deux places côte à côte. Comme quoi, cela vaut parfois la peine d'attendre l'attribution automatique.
Le vol se déroule sans problème.
La seule partie un peu mouvementée est la descente vers Istanbul.
L'avion traverse plusieurs couches de nuages et les turbulences sont assez marquées.
À un moment, je demande à Evan, qui est installé côté hublot, si nous sommes toujours dans les nuages. Il me répond que oui : ces secousses sont finalement tout à fait normales.
Une fois la couche nuageuse traversée, le ciel d'Istanbul apparaît complètement dégagé.
À notre arrivée, nos bagages arrivent rapidement sur le tapis.
Avant de rejoindre le centre-ville, nous faisons une pause bien méritée.
Il est déjà près de 16 heures et nous n'avons toujours pas déjeuné. Evan, qui n'avait même pas pris de petit-déjeuner, commence sérieusement à avoir faim.
Nous nous installons donc dans un Burger King de l'aéroport pour manger rapidement.
Nous rejoignons ensuite les bus Havabüs, que ChatGPT nous avait conseillés quelques jours auparavant.
Le départ est presque immédiat.
Comptez environ une heure de trajet jusqu'à la place Taksim.
Le billet coûte 485 livres turques en espèces ou 500 livres turques si l'on paie par carte bancaire. Comme nous n'avions presque plus de liquide, nous avons choisi le paiement par carte.
À notre arrivée à Taksim, il nous reste encore un peu plus de deux kilomètres à parcourir jusqu'à notre hôtel.
Heureusement, tout le trajet se fait sur la grande avenue d'İstiklal et les valises roulent plutôt bien. Nous prenons donc notre temps et profitons de l'animation de ce quartier toujours aussi vivant avant d'arriver enfin à destination.
L'accueil est rapide et chaleureux.
Notre chambre est assez originale. Elle est aménagée en souplex : après l'entrée, il faut descendre quelques marches pour accéder à la chambre, qui donne sur une petite cour intérieure. Chloé, cela nous a tout de suite fait penser à ta chambre à Laval… en beaucoup plus petit ! La salle de bain est également atypique. La douche se trouve dans une pièce séparée, avec une grande vasque en pierre qui rappelle celles que nous avions admirées dans les palais de Topkapı ou de Dolmabahçe, tandis que les toilettes sont installées dans une autre pièce.
Mais surtout… L'eau est bien chaude !
Après les mésaventures des derniers jours, quel plaisir de pouvoir enfin prendre une vraie douche !
Nous nous accordons ensuite un petit moment de repos.
Il est déjà près de 18 h 40, mais la journée n'est pas terminée.
Nous ressortons nous promener dans le quartier de Péra, entre la tour de Galata et l'avenue İstiklal. Nous avions déjà découvert ce secteur au début de notre séjour à Istanbul, mais une bonne partie de cette journée s'était déroulée sous une pluie battante. Cette fois, nous pouvons enfin en profiter sous un beau soleil et dans une ambiance bien différente.
![]() |
| Un peu haute la marche ! |
Nous commençons par nous balader autour de la tour de Galata.
J'en profite pour acheter quelques petits souvenirs. Les prix sont finalement plus intéressants que dans beaucoup d'autres endroits où nous sommes passés pendant ce voyage, alors autant en profiter.
Nous envisageons ensuite de monter au sommet de la tour.
Au détour d'une petite rue perpendiculaire, nous tombons sur un restaurant vraiment original. Il s'est littéralement approprié toute une petite impasse : les tables occupent toute la rue et, au fond, une petite scène accueille des musiciens qui jouent en direct pendant le repas. L'endroit est plein de charme et l'ambiance est très conviviale. Nous décidons donc de nous y installer pour dîner.
Le repas est très bon, même si les prix sont un peu plus élevés que ce que nous avons l'habitude de payer en Turquie. Comme nous avions déjeuné très tard dans l'après-midi, je n'arrive d'ailleurs pas à terminer mon assiette.
Après le repas, nous poursuivons notre promenade.
J'en profite pour acheter quelques spécialités turques à rapporter en France : des loukoums, du halva et d'autres douceurs. Voilà une mission de plus accomplie !
Avant de rentrer à l'hôtel, nous faisons un dernier arrêt dans une supérette afin d'acheter quelques paquets de gâteaux qui nous serviront de petit-déjeuner le lendemain matin, puisque notre hôtel n'en propose pas.
Les rues autour de Galata, Şişhane et de l'extrémité de l'avenue İstiklal sont historiquement le cœur du commerce des instruments de musique à Istanbul. Depuis des décennies, les luthiers et les marchands s'y sont regroupés, un peu comme les rues spécialisées que l'on trouve dans d'autres grandes villes.
Sur ta photo, on reconnaît notamment :
de nombreux bağlama (ou saz), l'instrument à cordes le plus emblématique de la musique populaire turque ;
un oud sur la gauche, reconnaissable à sa caisse ronde et à son manche très court ;
plusieurs darbukas, les percussions en forme de calice ;
probablement aussi quelques tanbur, avec leur très long manche.
Ce regroupement n'est pas dû au hasard. Depuis l'époque ottomane, les artisans avaient tendance à exercer le même métier dans une même rue. Cela permettait aux clients de comparer facilement les instruments, et les artisans partageaient leur savoir-faire. Beaucoup de ces boutiques fabriquent encore elles-mêmes leurs instruments ou travaillent avec des ateliers d'Anatolie.
Nous rentrons ensuite tranquillement à l'hôtel.
Cette première soirée de retour à Istanbul nous a permis de retrouver avec plaisir l'ambiance unique du quartier de Péra. Il nous reste encore deux journées pour continuer à découvrir la ville avant de reprendre le chemin de la France.


























Commentaires
Enregistrer un commentaire